C'est la question que tout dirigeant de TPE pose en premier, et c'est celle où les réponses sont les plus embrouillées, souvent volontairement. Voici la grille honnête, avec les vrais ordres de grandeur de 2026 et les pièges qui coûtent bien plus que le prix affiché.
Les cinq gammes de prix, sans langue de bois
0 à 30 €/mois : les plateformes DIY (Wix, Squarespace, Jimdo). Vous faites tout vous-même. Le vrai coût n'est pas l'abonnement : c'est vos soirées, et un résultat qui ressemble à ce qu'il est. Pour tester une idée, très bien. Pour être trouvé sur Google face à des concurrents accompagnés, rarement suffisant.
50 à 200 €/mois en location : les plateformes « clé en main » (Solocal, Simplébo et consorts). Le piège classique des artisans et commerçants : le site semble abordable, mais vous ne possédez rien. Arrêtez de payer, le site disparaît. Sur 4 ans, 150 €/mois = 7 200 € pour un actif qui ne vous a jamais appartenu.
500 à 1 500 € : l'indépendant ou la petite agence. La bonne zone de prix pour une TPE, à une condition : vérifier ce qui est inclus. Un site « à 800 € » sans référencement, sans pages locales et sans suivi est une jolie carte de visite que personne ne trouvera.
3 000 à 15 000 € : l'agence traditionnelle. Justifiable pour des besoins complexes (e-commerce riche, fonctionnalités métier). Pour un site vitrine de TPE, vous payez surtout la structure de l'agence.
Notre position, pour comparaison : 990 € le site + 150 €/mois pour le référencement local, la fiche Google gérée et du contenu publié chaque semaine, et le site vous appartient à 100 % (code, domaine, hébergement). On la publie parce qu'un prix caché est déjà un mauvais signal.
Le vrai calcul n'est pas le prix, c'est le retour
Un site à 990 € qui ne génère rien coûte infiniment plus cher qu'un site à 2 000 € qui apporte deux chantiers par mois. La seule question qui compte : ce prestataire peut-il prouver que ses sites sont trouvés ?
Demandez des positions Google réelles, datées, vérifiables. Les nôtres sont publiques : un couvreur n°1 du classement local de sa ville, un autre n°2 avec 74 avis. Et dans les villes moyennes (nous l'avons mesuré sur 30 villes), le retour arrive plus vite qu'ailleurs, parce que la concurrence y dort : à Agen, Nevers ou Saintes, la demande existe et presque personne n'y répond sérieusement.
Les trois pièges qui coûtent plus que le devis
Le site loué. Relisez le contrat : si vous partez, gardez-vous le site, le domaine, le contenu ? Si la réponse est non à une seule de ces questions, le prix réel est le prix mensuel × le nombre d'années où vous resterez captif.
Le site sans plan de visibilité. « Livré, bonne chance. » Un site sans pages qui ciblent vos requêtes locales, sans lien avec votre fiche Google, sans contenu qui vit, plafonne vite. C'est la différence entre acheter un outil et acheter un résultat.
Le forfait « référencement » vague. « SEO inclus » ne veut rien dire. Exigez le détail : quelles requêtes visées, quelles pages créées, quel reporting. Si le prestataire ne mesure pas, il ne fait pas.
En résumé
Pour une petite entreprise en 2026, la fourchette saine d'un site professionnel qui travaille est de 700 à 1 500 € de création plus 100 à 250 €/mois de visibilité suivie, à la stricte condition que le site vous appartienne et que les résultats soient mesurés. En dessous, vous achetez du décor. Au-dessus, vérifiez ce que la complexité justifie.
Et avant de signer où que ce soit : demandez-nous l'audit gratuit de votre visibilité actuelle. Vous saurez où vous êtes, où sont vos concurrents, et ce qu'il est réaliste d'aller chercher, chiffres à l'appui. Ça ne vous engage à rien, et ça rend toutes les conversations avec les prestataires beaucoup plus claires.
