Un site neuf est plus beau, plus rapide, plus moderne. Et pourtant, il arrive régulièrement qu'un artisan perde la moitié de ses appels dans le mois qui suit une refonte. Le nouveau site n'est pas en cause. Ce qui est en cause, c'est tout ce que l'ancien site avait accumulé auprès de Google, et que personne n'a pensé à transmettre.
Les signes qui justifient une refonte
- Le site est pénible sur téléphone. Texte minuscule, boutons trop petits, numéro qu'on ne peut pas toucher pour appeler. La majorité de vos visiteurs arrivent sur mobile.
- Il est lent. Une page qui met plusieurs secondes à s'afficher perd des visiteurs avant même qu'ils lisent.
- Vous ne pouvez rien y changer. Le prestataire a disparu, l'outil est fermé, les accès sont perdus.
- Il ne parle pas de ce que vous faites aujourd'hui, ni des communes où vous travaillez.
Si le site est seulement daté mais qu'il se positionne bien et fait appeler, une rénovation progressive vaut souvent mieux qu'une refonte totale.
Avant : faire l'inventaire de ce qui marche
C'est l'étape que la plupart des refontes sautent.
- La liste de toutes les adresses de pages actuelles. Le plan du site (sitemap) en donne la plupart.
- Les pages qui reçoivent des visites depuis Google. Dans Google Search Console, le rapport Performances classe vos pages par clics. Ces pages-là sont votre capital.
- Les requêtes qui vous amènent des visiteurs. Toujours dans Search Console. Si une page arrive sur « couvreur » suivi de votre ville, le nouveau site doit garder une page qui traite ce sujet aussi bien.
Pendant : les redirections, sans exception
Chaque ancienne adresse doit renvoyer vers la nouvelle page qui traite le même sujet, par une redirection 301 (permanente). Sans elle, Google trouve une page d'erreur à la place d'une page qu'il connaissait, et la position disparaît avec elle.
Pas de redirection en masse vers la page d'accueil : Google la traite souvent comme une page disparue. Une ancienne page « Rénovation de toiture » doit pointer vers la nouvelle page « Rénovation de toiture ».
Deux règles de prudence :
- Ne changez pas de nom de domaine en même temps, sauf nécessité. Une refonte et un changement de domaine cumulent les risques.
- Gardez les titres et les contenus qui marchent. On peut réécrire, enrichir, mais une page qui se positionne ne doit pas perdre le sujet qui la positionne.
Le jour de la mise en ligne : quatre vérifications
- Le site n'est pas bloqué pour Google. Les sites en préparation sont souvent marqués « noindex » pour ne pas être indexés trop tôt. Ce réglage oublié à la mise en ligne rend le site invisible. Vérifiez le code source de quelques pages.
- Les deux versions de l'adresse fonctionnent. Avec et sans « www », les deux doivent mener au même site, l'une redirigeant vers l'autre.
- Le formulaire envoie bien les demandes. Faites une vraie demande de test et vérifiez qu'elle arrive dans la bonne boîte.
- Le nouveau sitemap est déclaré dans Search Console.
Après : surveiller trois semaines
Une légère baisse les premiers jours est normale, le temps que Google relise le site. Dans Search Console, surveillez les clics et les pages en erreur. Une page importante qui tombe en erreur 404 se corrige en quelques minutes par une redirection, à condition de la voir.
Si la baisse dure au-delà de quelques semaines, reprenez l'inventaire du départ : il manque presque toujours une page ou une redirection. Et pensez à mettre à jour le lien du site sur votre fiche Google, qui doit pointer vers la bonne adresse : voir Google Business Profile ou site web, par quoi commencer.
Pour le budget d'une refonte et les questions à poser au prestataire, voir le prix d'un site internet pour une petite entreprise.
