Simplébo s'adresse aux indépendants et aux petites structures, souvent dans les professions libérales et l'artisanat : un site créé et maintenu pour un abonnement mensuel, sans que le client ait à s'occuper de la technique.
La promesse est claire et elle répond à un vrai besoin. Les questions à se poser avant de signer sont les mêmes que pour n'importe quelle formule d'abonnement, et elles valent aussi pour nous.
Le modèle
Un site est créé à partir d'un modèle, personnalisé avec vos contenus, puis maintenu. L'abonnement mensuel couvre l'hébergement, la maintenance, les mises à jour et un accompagnement. Des prestations de visibilité peuvent s'y ajouter.
C'est le modèle du site loué, par opposition au site acheté. Il a des avantages réels : pas d'investissement de départ important, pas de technique à gérer, un interlocuteur quand quelque chose ne va pas. Il a une contrepartie qu'il faut connaître avant de signer, et qui est le sujet de la section suivante.
Ce que disent les clients
Les retours positifs portent presque toujours sur les mêmes points : la simplicité de la mise en route, la qualité de l'accompagnement humain, et le fait de ne plus avoir à penser à son site. Pour un professionnel qui n'a ni le temps ni l'envie de s'en occuper, ce sont des arguments sérieux.
Les critiques, quand il y en a, portent sur trois points récurrents :
Le coût cumulé. Un abonnement mensuel paraît léger. Multiplié par quarante-huit mois, il représente une somme qu'il faut comparer à celle d'un site acheté une fois.
Les limites de personnalisation. Un site bâti sur un modèle reste un site sur un modèle. Pour une vitrine claire, cela suffit largement. Pour un besoin particulier, cela peut coincer.
La question de ce qu'on emporte en partant. C'est le point le plus important, et il mérite une section à lui.
La question à poser avant de signer, chez tout le monde
Elle tient en une phrase : si j'arrête, qu'est-ce qui me reste ?
Trois éléments, à vérifier un par un dans le contrat, quel que soit le prestataire :
Le nom de domaine. Est-il enregistré à votre nom, avec vous comme titulaire, ou au nom du prestataire ? C'est le point critique. Un domaine dont vous n'êtes pas titulaire est un domaine que vous pouvez perdre, avec tout le référencement accumulé dessus. Vous pouvez le vérifier vous-même en interrogeant l'annuaire public des noms de domaine.
Le contenu. Les textes, les photos et les fiches de service sont-ils récupérables dans un format exploitable ?
L'historique de visibilité. Les comptes de mesure et de suivi des recherches sont-ils à votre nom ? Sans eux, vous repartez sans aucun historique.
Si les trois réponses sont bonnes, le modèle locatif est un choix parfaitement défendable. Si l'une est mauvaise, ce n'est plus une location, c'est une dépendance, et le prix de sortie n'est pas dans le contrat.
Le calcul honnête sur quatre ans
Faites-le avec vos propres chiffres plutôt qu'avec les nôtres. La méthode :
- Multipliez l'abonnement mensuel par 48.
- Ajoutez les frais de création éventuels.
- Comparez au coût d'un site acheté une fois, plus l'hébergement et le nom de domaine sur la même durée.
- Ajoutez dans les deux colonnes le coût de ce que vous ne savez pas faire vous-même : rédaction, photos, suivi.
Le résultat dépend fortement du montant de l'abonnement et de vos besoins. Sur des abonnements modestes et un besoin simple, la location tient très bien la comparaison. Sur des abonnements élevés et une durée longue, elle coûte nettement plus cher. Notre comparatif des quatre façons de créer un site détaille ce calcul, et notre article sur le prix d'un site internet donne les ordres de grandeur du marché.
Ce qui compte davantage que le prestataire
Un point pour finir, et c'est celui que la plupart des comparatifs oublient.
Pour une entreprise locale, le site n'est presque jamais le premier canal d'appels. La fiche Google l'est. Un site parfait avec une fiche mal réglée produit moins qu'un site correct avec une fiche tenue.
Avant d'arbitrer entre deux prestataires de site, vérifiez donc où en est votre fiche : c'est gratuit, c'est plus rapide, et c'est souvent là que se trouvent les appels manquants. Tout est dans le guide complet de la fiche Google My Business, et l'arbitrage entre les deux est traité dans fiche Google ou site web : par lequel commencer.
